De la mauvaise graine

Juin 7th, 2016 par Magali Cottier

J’ai récemment rejoint l’équipe de JEM Burtigny dans l’idée de faire un peu de jardin. Ici, ce n’est ni la place ni les infrastructures qui manquent : serre, tunnel, couches de jardinages et leurs vitres, local pour ranger les outils, tout y est. Ces dernières années, il a manqué la vision de valoriser ce potentiel. Du coup, la terre n’a plus été cultivée ni gardée comme elle aurait bénéficié à l’être. Des plantes ont sauvagement fait leur lit et leur vie dans la terre destinée aux légumes. C’est ainsi qu’elles ont donné naissance à une abondante progéniture, « chacune selon sa semence ». Savez-vous combien de graines peut produire un coquelicot ? Moi non plus, mais toutes ont germé, ça se voit au premier coup d’œil dans le tunnel. Et il en est de même pour les autres, chardons compris.

Les mauvaises herbes, c’est comme le péché : si on ne fait rien, il abonde.

Les mauvaises herbes se disséminent et vont se loger partout. Elles essaient, encore et toujours. Et à moins d’une grande fidélité dans le désherbage et de quelques stratégies gagnantes, elles parviennent à leur fin et envahissent tout l’espace. Mon péché est comme mes mauvaises herbes : si je ne le surveille pas, il contaminera aussi mes voisins. Nous ne pouvons pas prétendre que le péché de notre voisin ne nous concerne pas. Il finira par tenter d’envahir notre jardin. Alors parfois il faut retrousser les manches et l’aider, ce voisin, à désherber chez lui. C’est œuvrer à réaliser le Notre Père : délivre-nous du mal. Pas juste moi, non : nous.

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